Compte-rendu : Odyssea 10k

Coucou, je reviens pour vous raconter Odyssea, presque une semaine après, il n’est jamais trop tard !

J’avais déjà raconté ma préparation dans ce post, j’expliquais également pourquoi j’ai choisi cet évènement pour mon deuxième 10km. Mon tout premier, la Nike Woman’s Paris, était 4 mois plus tôt. Cette fois ci pas de début de blessure, j’ai pu continuer de m’entraîner jusqu’à la date prévue :)

Objectif

Mon chrono de la Nike Women’s Paris début juin était 57 :00 tout pile. L’objectif de finir en moins d’une heure était rempli. Ensuite il y a eu des moments plus ou moins tranquilles, un niveau très fluctuant, pour finalement revenir en septembre à exactement la même vitesse qu’en mai. Pour faire simple : juste avant Odyssea, je cours en moyenne à la même vitesse que juste avant la Nike Women’s Paris. J’ai l’impression d’être dans la même condition physique et tout me laisse penser que je devrais faire un chrono semblable. Je me dis qu’en cafouillant moins sur le ravito et avec moins d’embouteillages, je pourrais peut-être faire un peu mieux … pourquoi pas 56 minutes ?

Puis finalement, quelques jours avant la course, j’attrape un gros rhume et je me dis que je n’arriverai peut-être même pas à refaire 57 min … Bref, il y avait un gros flou sur mes capacités !


Ma course

J-2, vendredi : Enrhumée, je vais retirer mon dossard. Une fois sur place, je l’ai en à peu près 30 secondes, avec la bonne taille de T-shirt et tout. Organisation au top.

J-1, samedi : Je suis toujours un peu malade et je me suis préparée psychologiquement à faire une course moyenne. Bizarrement ça ne me rend même pas triste, je me dis que j’aurai plein d’autres occasions de faire un bon chrono. Le soir je mange un plat de pâtes (comme si j’allais faire un marathon …) et je prépare mes affaires :

  • Tenue complète jusqu’aux chaussettes, avec le dossard déjà fixé sur le T-shirt.
  • Brassard contenant mon téléphone, mes écouteurs, un mouchoir, ma carte bleue pour acheter des tickets de métro, et quelques pièces de monnaie au cas où.
  • Je laisse à mon amoureux une polaire et une écharpe, pour qu’il me les donne à l’arrivée (oui, parce qu’il a accepté de venir me chercher. Ce n’est pas tous les jours, j’en profite :P)IMG_6814

Je  vais me coucher tôt pour essayer de compenser ma petite forme. Je ne sais pas si c’est le rhume, mais je passe une mauvaise nuit et je dors très peu.

Jour J :

7h05 : le réveil sonne. Malgré ma toute petite nuit très frustrante et le rhume, je me sens à peu près bien.

Je mange une banane, des fruits secs, et je bois quelques petites gorgées d’eau. J’essaie de ne pas refaire mon erreur de la Nike Women’s Paris : j’avais bu trop d’eau et j’avais été obligée de passer aux toilettes (pas très propres) juste avant la course. J’essaie donc de boire juste ce qu’il faut pour me désaltérer, et je me dis que j’aurai droit à des grandes gorgées d’eau juste avant de courir.

J’enfile ma tenue, je prends mes affaires et je pars à 7h40. J’ai fait le choix de ne pas passer à la consigne pour gagner du temps, je n’ai donc pas de pull par-dessus mon T-shirt et mon dossard. Je suis un peu ridicule mais tant pis.

8h10 : J’arrive à Vincennes et il fait super froid, en tout cas trop froid pour être juste en T-shirt. Je regrette de ne pas avoir pris de pull, surtout qu’il est 8h10, et le départ est à 9h. Zut, je suis encore partie trop tôt ! Je me les gèle pendant une petite demi-heure avant de rejoindre mon SAS, celui pour les temps entre 50 min et 1h. Puis je me les gèle dans le SAS. Je pensais qu’il y aurait un échauffement collectif mais en fait pas vraiment … il y a bien un speaker qui parle de la course et des fonds reversés à la recherche, et de la musique, mais pas vraiment d’activité. Du coup je trottine sur place et j’ai froid. Je trouve qu’il y a moins d’ambiance qu’à la Nike Women’s Paris, et surtout je suis engourdie d’avoir attendu longtemps dans le froid.

Je remarque un meneur d’allure avec un drapeau, je ne savais pas qu’il y en aurait mais cela me soulage : pendant la Nike Women’s Paris c’était vraiment super pratique. Je déchiffre le drapeau … 50 min. Ah non, un peu trop optimiste ! J’en trouve un deuxième : 55 min. Ah, voilà qui est plus raisonnable. La stratégie suivante se dessine dans ma tête : « je ne suis pas sûre d’être capable de faire la course en 55 min, mais je ne devrais pas en être loin. Je vais donc suivre ce meneur d’allure aussi loin que je le pourrai, et quand ça deviendra trop difficile je ralentirai. »

9h05, mon sas part ! Il y a vraiment beaucoup de monde et il faut pas mal slalomer, mais je suis dans le groupe qui suit le « monsieur 55 min », donc logiquement on va tous à peu près à la même vitesse.

20151004_090555

KM 1 à 3 : Je m’emploie donc à suivre ce monsieur … et je vois déjà le panneau « 1km ». Ben ça alors, je ne l’ai pas senti passer du tout ! J’ai l’impression que je viens de démarrer. Je me dis « si ça passe aussi vite, ça va être du gâteau ». Je continue de suivre monsieur 55 min, et finalement ce deuxième kilomètre me semble une éternité. On court dans les grandes avenues du bois, sur la route pour les voitures. Ok il y a des arbres autour mais c’est surtout une grande ligne droite goudronnée … pas passionnant comme parcours, mais au moins c’est plat. Puis je vois le panneau « 3 km ». Ah, en fait j’ai loupé le panneau « 2 km », c’est pour ça qu’il me semblait long.

J’arrive toujours à suivre monsieur 55 min, même si je sens que je cours nettement plus vite que d’habitude. Le souffle suit, les jambes suivent … pourvu que ça dure.

KM 4 à 6 : Kilomètre 4, on nous annonce le ravito pour bientôt. J’ai prévu de prendre juste un peu d’eau, et je vais essayer de ne pas perdre mon meneur comme la dernière fois. Kilomètre 5, la route se rétrécit et on finit par voir le ravito, des gobelets d’eau … pas super pratique à boire en courant, mais je vais faire avec. Je prends un gobelet et beurk ! C’est encore de la Courmayeur, cette eau au goût si … particulier. Je me force à boire deux-trois gorgées sans en mettre partout (pas facile !).

Je continue de suivre monsieur 55 min et je commence à me dire « c’est impossible que je sois toujours capable de le suivre. Soit il va trop lentement et il ne va pas faire 55 minutes, soit il a prévu d’accélérer plus tard ? » Je vérifie sur mon appli … mais non, il va bien à l’allure qu’il faut, et je suis étonnée d’y arriver sans souffrir.

Je suis obligée de passer devant lui pendant un rétrécissement, et … je reste devant. Je n’y crois pas moi-même, j’ai doublé le meneur des 55 minutes ! Je vais faire … moins de 55 minutes ? Impossible. Je vais forcément flancher plus tard et être obligée de ralentir, ce n’est pas logique de passer d’un coup de 57 minutes à moins de 55 …

KM 7 à 9 : Les jambes commencent à râler un peu, mais le souffle va bien. Je regarde mon appli … environ 37 minutes pour 7 km. Je me dis « tiens, aux foulées d’Aix, j’avais mis 42 minutes pour cette distance. J’ai beaucoup progressé ! ». Au kilomètre 8, je regarde à nouveau mon appli tellement je n’y crois pas : 42 minutes. « Ah, aux foulées d’Aix je n’avais fait que 7 kilomètres à ce moment-là». Kilomètre 9 : 47 minutes. « Ah, c’est à peu près le record d’Anne sur 10 km … moi il m’en reste un à faire. » Pendant ces trois kilomètres je sens que je force, je commence à avoir mal au ventre, mais je suis capable de continuer.

KM 10 : Suis-je capable de terminer en beauté par un dernier kilomètre sprinté ? Mon corps : « Non je suis à fond là, fous moi la paix ». Ok, j’essaie donc de terminer sur la même allure. Un peu avant la fin, on arrive sur un sentier avec du sable. Non mais sérieusement, du sable ? Heureusement que ça ne dure pas longtemps parce que c’est trop fatiguant, le sable ! Enfin, dernière ligne droite, je vois l’arche au loin … « allez, on essaie quand même d’accélérer un peu ? » Je finis sur un magnifique tapis rose en ayant un peu sprinté à la fin.

Mon appli m’indique … 52 : 27, records battus sur 1 km, 1 Mile, 5 km et 10 km. C’est Noël !

Je ne réaliste pas vraiment, je me dis que je me suis trompée quelque part, tellement ce chrono est inattendu.

Je récupère un petit sac avec de l’eau (Courmayeur …), une barre de céréales et quelques prospectus, mais pas de médaille, tant pis.

Puis je rejoins mon amoureux et nous marchons un peu dans le parc, parmi la foule qui vient faire le 5 km. Je ne suis même pas fatiguée ! (bon, un peu quand même)


 

Bilan

J’ai eu du mal à y croire pendant la course, mais ce chrono est bien réel !

Temps officiel : 52 : 28 (le même que l’appli à une seconde près).

Vitesse moyenne 5’14’’ ! OH MY GOD mon record sur 5 km était à 5’22’’ ! Comment est-ce possible ? Je n’ai presque pas souffert et même pas de courbatures le lendemain … il y avait quoi dans cette eau ?

Même si en entraînement j’avais la même vitesse que pour ma dernière course, j’ai quand même trouvé quelques détails qui peuvent expliquer une telle différence de chrono :

  • Le parcours était ultra-plat, avec très peu de virages.
  • J’ai très peu slalomé.
  • Pendant la Nike Women’s Paris, il y avait un embouteillage au début, et j’avais dû m’arrêter et marcher au ravitaillement.
  • Avant la Nike Women’s Paris, je n’avais fait la distance complète que deux ou trois fois. Depuis je l’ai faite presque tous les week-ends, j’ai même plus souvent fait 12 que 10, j’étais donc nettement plus à l’aise sur la distance.
  • Avant la Nike Women’s Paris j’avais dû faire une pause d’une semaine et demie pour un début de blessure, cette fois j’ai fait la préparation en entier.

Bref je suis scotchée de ma performance sur cette course et honnêtement … je doute d’être capable de le refaire un jour ! ;)

La course en elle-même (je vais arrêter de parler de moi un peu …):

  • Organisation au top pour le retrait des dossards.
  • Le kit de course : seulement le T-shirt, le dossard et des épingles à nourrice. Ça fait moins « cadeau » mais au comme ça, il n’y a pas d’échantillons inutiles qui seront gâchés.
  • Le parcours : clairement pas palpitant, juste la route tout du long, avec la parc autour … mais quand même la route, droite et monotone.
  • Les Sas : il n’y en avait que trois mais ils étaient à peu près respectés.
  • L’ambiance : sympa mais je trouve qu’il n’y a pas eu beaucoup d’efforts d’animation pendant le 10km. En revanche il y avait des activités sur le village pendant le week-end.

Voilà c’était ma petite expérience du dimanche matin, j’aime vraiment beaucoup les courses, je veux en refaire ! Je n’ai pas encore choisi mon prochain 10 km, par contre j’ai le semi-marathon de Paris prévu, mais c’est dans plus de cinq mois … j’ai le temps.

Avez-vous participé à Odyssea ? Une autre course ? Racontez-moi :)

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10 réflexions sur “Compte-rendu : Odyssea 10k

  1. oliviadestefani dit :

    J’avais participé également à la Nike Women’s Paris et j’avais eu le même étonnement au fait de ne pas souffrir ! Je crois que le fait que ce soit une course ça désinhibe vachement et on se sent capable de tout et super fortes ;)
    En tout cas félicitations pour ton très bon chrono :)

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  2. Get up & go! dit :

    J’ai adoré ton compte-rendu ! J’avais l’impression d’y être en te lisant :D Félicitations pour ce joli record, tu dois être tellement contente. Je trouve que les courses officielles ont l’avantage de nous pousser à nous dépasser et ça donne de beaux résultats comme le tien. Bravo à tes jambes qui ont tenu bon et tant pis pour l’hydratation XD Je ne savais pas que tu avais une dent contre la Courmayeur ;)

    Aimé par 1 personne

    • Elise dit :

      Merci ça me fait super plaisir que le compte rendu t’ait plu :D
      Les courses officielles c’est LE moment où tu peux te donner à fond parce que tu sais que si tu as des courbatures ou si tu es fatiguée après, c’est pas grave ^^ (Mais pas trop souvent quand même …)
      Et oui pour la Courmayeur je trouve le goût vraiment atroce ;)

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  3. Fanny dit :

    Bravo pour cette course et pour ce chrono !!
    Moi j’étais au 10km Paris Centre, et c’est dommage que ces 2 courses soient toujours en même temps. Rendez-vous au semi de Paris :)

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    • Elise dit :

      Merci :D Oui j’ai trop hésité avec le 10km paris centre, j’aurais bien fait les deux … mais comme c’est tous les ans, je le ferai l’année prochaine :)
      Rendez vous au semi ;)

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