Mes erreurs de runneuse

Coucou, je reviens pour parler encore running. Que voulez-vous, je ne m’en lasse pas.

Ma découverte du running s’est faite en autonomie, sans club d’athlé, sans aucun proche qui pouvait me conseiller directement sur cette pratique … Pendant mes premiers essais, j’ai donc fait des erreurs stupides et maintenant ça me fait bien rigoler. Heureusement, avec internet, j’ai quand même profité de millions de conseils, notamment sur le blog d’Anne, ce qui m’a évité de faire des erreurs plus graves. Je voulais donc partager ici un concentré de mon expérience, des trucs de super débutant aux conseils plus confirmés : mes erreurs et celles que j’ai pu éviter :)

Les erreurs que j’ai faites

version Mega débutant
Aller courir après avoir mangé

Erreur classique, mais je l’ai faite plusieurs fois avant d’apprendre la leçon ;) Il faut attendre environ deux-trois heures après avoir mangé pour aller courir, sauf si vous avez juste pris un en-cas très léger, comme un petit fruit. Sinon vous risquez de vous traîner, d’avoir mal au ventre, d’avoir des points de côté et de passer un très mauvais moment. Après un repas de famille, par exemple (pris au hasard, hein)


Croire que tu es un chameau
Lors d’une de mes toutes premières courses, il faisait très chaud, et je savais qu’il était important de boire suffisamment d’eau. Du haut de ma grande expérience, j’ai pensé : »tous ces gens qui emportent une gourde avec eux ne sont pas très intelligents, c’est gênant pour courir. Il suffit de boire beaucoup avant, pour faire des réserves ! » J’ai donc bu un bon demi-litre d’eau avant d’aller courir     #Stupide

Vous vous doutez du résultat : j’ai eu très envie d’aller aux toilettes pendant toute ma sortie, et je n’étais pas plus hydratée puisque toute l’eau était dans ma vessie. Il faut boire suffisamment ET régulièrement. Haha.


Aller courir avec ta copine semi-marathonienne alors que tu n’es pas encore capable de dépasser les 10 minutes sans marcher
La copine semi-marathonienne oublie parfois qu’elle aussi, elle a commencé par cracher ses poumons au bout de dix minutes. Je me suis donc retrouvée à faire une sortie de 1h30 avec deux filles qui n’arrêtaient pas de me dire « Allez, encore un peu ! Tu ne vas pas déjà marcher ! » ou encore « Normalement tu ne devrais pas être essoufflée » alors que j’étais au bout de ma vie à partir de 15 minutes. J’ai passé un mauvais moment et elles ont dû faire leur sortie plus lentement que d’habitude, bref, personne n’est gagnant. Mais rassurez vous, on est toujours copines :D

version Coureurs plus confirmés

Cette partie concerne des conseils de fond, c’est un plus sérieux mais si vous commencez à courir régulièrement, c’est vraiment bon à savoir !

 

Croire que tu dois toujours être à fond

Quand j’ai commencé à courir, chaque sortie était un défi. Tenir dix minutes, c’était dur et je devais forcer. J’avais donc l’habitude de finir épuisée, très essoufflée, les cuisses douloureuses et d’avoir des courbatures le lendemain. Et puis je suis devenue coureuse régulière, et j’ai mis du temps à me rendre compte que ce n’était plus nécessaire, et surtout pas souhaitable. En effet quand on court souvent, on ne peut pas se donner à fond à chaque fois, sinon on s’épuise. Donc pour tenir sur le long terme et continuer de prendre du plaisir, on fait ses séances longues en courant tout doucement, sans être essoufflée, et on ne finit pas chaque sortie sur les rotules. Quand je me suis rendue compte de ça, ma vitesse moyenne a pas mal baissé puisque j’ai arrêté de sprinter tout le temps. J’ai dû poser mon orgueil dans un coin, mais c’était un mal nécessaire : aujourd’hui je cours toujours :)


Ne pas accepter les aléas

Que ce soient les aléas de son corps (rhume, fatigue passagère, coup de mou…) ou ceux de la vie quotidienne (manque de temps libre, pas d’endroit pour s’entraîner), ce n’est pas toujours évident d’accepter une baisse de performance. Mais quand on pratique le running en tant que loisir, on ne peut pas se mettre autant de pression que quelqu’un qui ne ferait que ça : il y a des choses qui passent avant, et si vous n’avez pas le temps de vous entraîner autant que vous le souhaiteriez, ce n’est pas grave. L’important c’est de continuer de prendre du plaisir, même si on est lent, même si on a perdu en performance, même si nos amis vont plus vite. Et puis ce qui est formidable avec le running, c’est qu’une performance perdue peut revenir en quelques semaines avec le bon entraînement. J’ai appris à prendre du recul quand mes chronos ne sont pas au top ou quand je ne me sens pas en forme.



Les erreurs que j’ai évitées grâce à mes lectures bloguesques

Je suis très reconnaissante envers les diverses blogueuses, youtubeuses et instagrameuses qui racontent leurs erreurs, pour éviter qu’on ne fasse les mêmes … voici quelques écueils assez courants, que j’ai pu éviter.

Ne pas faire de renforcement musculaire
Chose que je ne savais pas en commençant mais qu’il est important de noter : la course à pied ne muscle pas (vraiment) ! Ca tonifie, donc au début vous aurez l’impression de vous muscler, mais en réalité ça ne construit pas suffisamment de muscle comme peuvent le faire d’autres sports.
Or quand on court, le corps encaisse de sacrés chocs. Et plus vous avez de muscles, mieux il encaisse. En se musclant on protège donc tout son corps, y compris ses articulations, son dos, les muscles eux-mêmes, etc.

Pour éviter les blessures, il est donc hyper important de faire une activité en parallèle : vous pouvez pratiquer n’importe quel sport qui renforce. Pour le côté rapide et efficace, j’ai choisi tout simplement de faire des exercices de musculation/fitness/training. J’en parlais longuement dans mon bilan après six mois de training et dans mes conseils pour faire du training chez soi. Au début je l’ai ressenti comme une corvée, maintenant ça fait partie de mes loisirs préférés. Pas besoin d’en faire deux heures par jour et de ressembler à un bodybuilder : on peut très bien commencer par des petites séances de dix-quinze minutes, deux-trois dans la semaine, à adapter en fonction de la quantité de course que vous faites évidemment.


Ignorer la douleur
Pou faire simple, j’ai lu plein de fois des témoignages qui avaient tous le même schéma : « J’avais mal, j’ai continué de courir parce que je ne voulais pas arrêter, et puis un jour, crac ! Grosse blessure, arrêt forcé de plusieurs mois, séances de kiné, grosse frustration, séquelles … »

Du coup, j’avais très peur de la fameuse blessure. Quand j’ai commencé à avoir mal au genou gauche après chaque séance, j’ai tout de suite été inquiète. Quand la douleur a commencé à rester plusieurs jours après chaque run, j’ai pris rendez-vous chez le médecin, et surtout j’ai arrêté de courir jusqu’au rendez-vous. Ça a été une grosse frustration, mais je me suis forcée parce que j’avais trop la trouille de me faire mal. Bilan : syndrome de l’essuie-glace, LA blessure classique du runner, une sorte de tendinite. Heureusement ce n’était pas très avancé chez moi, en réalité je ne risquais pas grand chose à continuer de courir ! Mais au moins je n’ai aucune séquelle (bon j’ai eu de la chance aussi hein).


Ne pas faire corriger sa foulée
Et oui, mon syndrome de l’essuie-glace était dû à ma foulée, et c’est en allant voir un podologue du sport que le problème a été résolu. Ce syndrome peut être causé par beaucoup d’autres choses, mais dans mon cas il suffisait de corriger ma foulée avec des semelles orthopédiques, et le tour était joué. Je ne les porte que pour courir, ce n’est pas handicapant du tout dans la vie quotidienne.
[Je parle ici de semelles orthopédiques sur-mesure, faites par un podologue, pas de celles qu’on peut acheter en magasin]
Quasiment personne n’a une foulée parfaite, mais tout le monde n’a pas forcément besoin d’une correction. Cependant certains médecins recommandent à TOUS les coureurs réguliers de porter des semelles orthopédiques, donc à vous de voir.

Je précise que vous avez totalement le droit d’aller voir un podologue du sport, même si vous n’êtes pas un très grand sportif. J’ignore si un podologue non-spécialisé peut vous faire des semelles pour le sport. En tout cas niveau budget, les semelles coûtent cher (une centaine d’euros) mais elles protègent votre corps pour … 1500 km ! (il y a de quoi tenir un peu.)


 

Et voilà, j’avais beaucoup de choses à raconter (et je pourrais continuer).

Et vous, des faux-pas sportifs à me raconter ?

Publicités

12 réflexions sur “Mes erreurs de runneuse

  1. Diane dit :

    Coucou !! Ton article est super intéressant, je me suis reconnue dans pas mal de situations notamment quand j’ai couru après avoir mangé un bon 4h, c’était l’enfer ! Je n’ai pas eu de blessures mais je fais super attention et mon emploi du temps ainsi que ma santé m’obligent a me reposer donc ce n’est pas plus mal ! :-D merci pour ces conseils en tout cas !!

    J'aime

  2. thifaine dit :

    Un article très complet ! Ah ah ah, on a tous couru après un bon gros repas et mon dieu, je m’en souviens encore… L’impression que tu vas vomir tes tripes à chaque foulée : quelle horreur ! Merci Elise, c’est toujours chouette d’avoir de bons conseils de la part d’une experte :)

    J'aime

    • Elise dit :

      Oui c’est vraiment un truc auquel il faut faire attention, en théorie c’est pas plus de 10% d’augmentation de distance par semaine. J’essaie de l’appliquer à la lettre :) (mais je ne l’ai pas toujours fait …)
      Merci d’être passée :)

      J'aime

  3. Rhapsody in Green dit :

    Coucou ! Très sympa ton article, je me suis reconnue dans plusieurs situations ! Notamment au début où je faisais aussi toutes mes sorties à fond. Ca m’a fait mal de découvrir l’endurance fondamentale et de courir comme une tortue à certains entraînements… Pareil pour les petites douleurs que j’ai négligées. Heureusement, pas de conséquences mais j’ai tendance à en faire un peu trop parfois ;) bisous

    J'aime

  4. Elise dit :

    Top ton article!
    En effet au début on fait tous pas mal d’erreur mais on apprend de nos erreurs aussi:)
    Je voulais toujours etre a fond aussi au début et puis avec le temps j’ai pensé comme toi le plaisir avant tout!
    Le renforcement musculaire j’y allait à reculons et je ne voyais pas bien l’intérêt d’en faire pour la course et maintenant je ne pourrai pas m’en passer et ca m’aide pas mal en course!
    Je vais continuer de parcourir ton blog que je ne connaissais pas!

    Bonne soirée

    J'aime

  5. SAndrine dit :

    Mes 2 pires erreurs de runneuse: vouloir courir avec un fort vent de face glacial (au bout d’un kilomètre demi-tour dépitée) et courir le 25 décembre au matin, tête dans le c.., pas en forme du tout.
    A contrario, il y a peu, malade, j’ai voulu tout de même courir mes 5km habituels, et j’ai fait mon meilleur temps ;-)

    J'aime

    • Elise dit :

      Haha tu devais avoir le nez tout gelé ^^ Et j’ai déjà fait des courses médiocres alors que j’étais en pleine forme et inversement, je te comprends :) Les corps a ses raisons ;) Bravo pour ton record sur 5 km !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s