Compte-rendu : les 20 km de Paris

Hello,

Aujourd’hui je vous raconte les 20 km de Paris, mon deuxième (presque) semi-marathon. Un petit bilan de la préparation, le récit et mon ressenti sur la course, et une réflexion sur ma pratique du running.



Bilan de ma préparation

Vous pouvez retrouver le détail de ce que j’avais prévu pour ma préparation dans cet article.
Cette préparation a été globalement plus réussie que celle du semi de Paris (ma préparation au Semi de Paris) : je me suis moins ennuyée, j’ai senti énormément de progrès grâce aux fractionnés, et j’y ai globalement pris beaucoup plus de plaisir.

Le fractionné long, sur piste14540663_281427955577028_4589421835677859840_n
J’ai raconté ma découverte du fractionné long dans l’article sur ma préparation, si vous voulez savoir comment j’ai souffert ;)
C’était mon petit défi personnel : je me suis lancée pour aller faire mes fractionnés sur piste, dans un stade, et je ne m’y attendais pas mais j’ai adoré ça ! Certes c’était un peu intimidant de se retrouver à côté du club d’athlé, mais j’ai pu courir sans aucun obstacle : c’était juste ma vitesse et moi, je pouvais me donner à fond. Je sortais de ces séances défoulée et fière de moi, et en plus ça m’a fait beaucoup progresser. Je suis contente d’avoir relevé le défi et en prime d’avoir trouvé un type entraînement qui me plait :)

Dernières semaines difficiles

Le seul moment difficile a été la fin : pendant les 2 dernières semaines, j’ai eu plein de petits soucis à gérer et ça a été dur de finir tous mes entraînements. Le sport ET les petits imprévus ont résulté en un manque de sommeil assez important … et je suis arrivée à la course avec une crève ! Je suppose que le manque de sommeil y est pour quelque chose. Je ne peux pas avoir de regrets puisque je n’aurais vraiment pas pu faire autrement, si je n’ai pas assez dormi ce n’est pas parce que j’ai fait la fête ;) Mais en tout cas, je saurai que le sommeil est vraiment un élément clé qu’il ne faut pas négliger.



Mes objectifs

  • Objectif de temps entre 1h45 et 1h50 : j’ai fait beaucoup des fractionnés, je n’ai jamais couru aussi vite de ma vie, je suis super confiante. Quelques jours avant la course, je vise plus le 1h45 que le 1h50 … (trop optimiste ?)
  • Apprendre à me ravitailler correctement pendant la course ! Pour éviter le gros coup de barre que j’avais eu pendant le semi de Paris, qui avait été vraiment dur (mon compte-rendu du semi de paris) . J’ai prévu les fruits secs tous les 5 km et je compte m’arrêter à tous les ravitos pour prendre de l’eau et des quartiers d’orange.


La course

Week-end de la course :
Comme je le disais plus haut, je suis donc arrivée le week-end de la course avec une crève et pas assez de sommeil … je suis un peu dégoûtée car je ne sais même pas si je serai en état de courir dimanche.
Samedi je ne suis vraiment pas en forme  je me demande si je mets vraiment mon réveil …
Je le mets quand même (sur un malentendu ça peut marcher).
Jour J : ce matin ça a l’air d’aller. Ça va même plutôt bien. Je me dis que j’ai eu raison de mettre mon réveil et je me lance.
Je vous passe le petit déj, le trajet (coucou copains avec des dossards dans le métro), la galère pour trouver le point d’entrée, l’attente interminable pour passer la sécu … j’ai cru que je n’allais jamais rentrer dans mon SAS à l’heure ^^’ Mais j’y suis quand même arrivée.
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Il fait super beau ! Malgré la crève et la galère pour venir, je me dis que j’ai eu raison, au moins ce sera une belle course.
La départ est lancé sur le pont en face de champ de mars (j’avais des supers photos … mais j’ai cassé mon téléphone.)
km 1 : je commence à courir, et je sens tout de suite que quelque chose ne va pas.
Déjà, j’ai mal au dos et aux bras. What ?! C’est quoi ce truc, ça ne m’arrive jamais ?
Ensuite, j’ai les jambes lourdes, et une sensation que je ne saurais pas vraiment décrire, mais par expérience je crois savoir ce que c’est : je n’ai pas assez de carburant, de réserves (les réserves qu’on fait en mangeant des féculents par exemple).  Pourtant j’ai fait tout ce qu’il fallait, ce n’est pas normal. Ça doit être parce que je suis malade. Un peu inquiète, j’essaie de me rassurer en me disant que l’impression passera au bout de quelques km. Je me lance sur un rythme entre 5’15 et 5’20.
km 3 : mon bandeau pour les cheveux lâche l’affaire (le traître.)
km 5 : l’allure va plutôt bien, par contre j’ai toujours les jambes lourdes et mal au haut du corps. Mais c’est supportable, et je profite bien de cette première partie : il faut super beau, l’ambiance est festive, je découvre le parcours, je savoure l’instant. Vraiment, j’ai eu raison d’y aller.14565025_1864694967084683_7191427218185125888_n
km 7 : l’allure est toujours bonne ! Je me suis stabilisée à 5’17. Je suis super bien partie, et je ne suis pas à fond, je vais pouvoir tenir longtemps sur cette allure. La confiance revient.
km 9 : d’après mon chrono, je suis pas loin de mon record sur 10k … ça fait longtemps que je n’ai pas fait du 10k et j’ai pas mal progressé depuis, il ne serait donc pas absurde que je batte mon record pendant un semi (même si ce n’était pas l’objectif).
km 9,5 : il me manque 30 secondes pour mon record sur 10k. Je résiste à l’envie de sprinter car ce serait stupide, je serais complètement cassée après.
km 12 : et là c’est le drame. Le retour du coup de barre, comme la dernière fois, mais en pire. Je suis dégoûtée car cette fois j’ai fait super attention aux ravitaillements ! Pourquoi j’ai quand même ce coup de barre ? Parce que je suis malade ? Ou parce que j’ai couru trop vite ?
km 12 à 15 : comme la dernière fois, le coup de barre dure 3-4 km et c’est vraiment dur. Je dois ralentir, beaucoup. Je passe le km 15 en 6’15, grosse chute de ma vitesse moyenne.
J’ai complètement massacré ma performance de la 1ere moitié.
Et surtout, je subis ! Les sensations sont mauvaises, je lutte. Pas au point de devoir marcher, mais clairement je passe un mauvais moment. Le parcours, le paysage, l’ambiance … je n’en profite plus vraiment.
km 15 à la fin : le coup de barre est un peu passé mais les bonnes sensations ne reviennent pas.
Le passage sur les quais et sous les tunnels le long de la seine est particulièrement pénible avec ses montées et descentes, alors que je suis déjà en galère.
Je reprends un peu de vitesse et je termine quand même ces 20 km en 1h47 et 48 secondes. L’objectif est atteint mais j’étais partie pour faire beaucoup mieux … et surtout, j’ai fait la moitié de la course avec des mauvaises sensations.
A l’arrivée  : Je suis contente de trouver un super ravitaillement bio et très complet : eau, gâteaux, pomme, barre de céréales …de quoi se remonter un peu le moral :) Je me pose dans un coin tranquille pour récupérer un peu, passer quelques coups de téléphone, savourer mon ravito …et laisser mes jambes dorer un peu au soleil. :) Après tout, je l’ai bien mérité.


BILAN

En résumé, j’ai plus ou moins atteint mon objectif de temps … mais pas vraiment celui que j’espérais … le tout sans pouvoir profiter … bref c’était globalement une déception.

14597239_124878667976312_802123715629285376_nEt je ne sais pas si j’ai eu des soucis parce que j’étais malade ou parce que j’avais prévu un objectif trop ambitieux par rapport à mes capacités. Peut-être les deux ? C’est assez frustrant parce que je me suis vraiment donnée pour cette préparation, et j’ai aimé le faire, mais c’était aussi beaucoup d’efforts d’organisation et de temps libre. Autant d’espoir dans une matinée, pour être malade le jour J … il faut que je revoie ma stratégie !

En même temps je ne regrette pas d’avoir fait cette préparation, car à part la fin (les deux dernière semaines dont je parlais au début) et la course un peu ratée, je me suis vraiment amusée. Aller au stade, voir mes progrès, découvrir des nouveaux parcours, c’était super.

Mais ce petit raté m’a fait réfléchir sur ma pratique, j’étais un peu perdue après cette course : Pourquoi je cours ? Quel est le sens de tout ça ? Est-ce-que ce genre d’emploi du temps est adapté pour moi ? Qu’est ce que j’ai envie de faire après ? Qui suis-je ?? ;)

Je laisse cette réflexion pour le prochain article car sinon ce sera trop long ;)

Et vous, vous avez déjà eu une grosse déception sportive ? (ou d’un projet en général ?) Une remise en question ? Que s’est-il passé ? Comment êtes-vous reparti ?

 

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6 réflexions sur “Compte-rendu : les 20 km de Paris

  1. Runner Flower dit :

    Donc ton objectif était de faire entre 1h45 et 1h50… objectif atteint et tout ça en traînant une crève! Il ne faut pas être déçue mais plutôt fière de toi dans la mesure ou il n’y en a pas tant que ça qui font 20km a ce rythme. Et en plus ça laisse présager l’explosion des records perso pour les prochaines courses…

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  2. Fanny dit :

    Tu as atteins ton objectif et ce malgré un gros coup de barre, tu as de quoi être fière. Ne te mine pas à cause de cette baisse d’allure, ça arrive toujours un cou de mou, et en plus en étant malade ! Bravo à toi car ça reste un super chrono :)

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  3. Maxime Van Belle dit :

    Tout ça, ça fait une allure de 5:23 au km, sur un 20 km c’est pas mal du tout ! Surtout que je viens de tomber sur un de tes articles de l’an dernier où ton premier objectif était de terminer une course de 10 minutes ;-) Par contre, je suis certain que tu peux faire mieux car je pense que tu as fait une erreur en partant trop vite (je sais, c’est dur de se retenir au début). Je vois dans ton comte-rendu que tu as presque fait tes 10 km les plus rapides, généralement, ça ne présage rien de bon quand tu vises le double de la distance…

    Pour ta prochaine course, je te conseille de courir en « Negative Split » (écart négatif), quand tu l’auras fait une fois, tu ne feras plus que ça ! Cela consiste à partir sur une allure un peu plus faible que celle que tu vises. Ici, par exemple, si tu veux améliorer ton chrono sur 20 km, tu commences en 5:20 pour la première moitié de la course. Arrivée à la mi-course, tu seras beaucoup plus fraîche que ceux à côté de toi et tu montes à l’allure visée (ici, tu prends 5:15 pour 1h45). Et c’est là que la magie opère :D tu vas commencer à remonter des coureurs (qui, eux, ralentiront) et ça va vraiment t’aider à garder le moral intact jusqu’à la fin. C’est sur la seconde moitié de la course que tu joueras ton chrono, il faut monter ton pace progressivement jusqu’au sprint final.

    Je suis persuadé du bien fait de cette tactique, plutôt que de te battre pour maintenir ton pace moyen, tu vois que celui-ci s’améliore après la mi-course, tu dépasses du monde et tu es assez en forme pour la seconde moitié !

    Bonne chance pour tes futures courses, tu as déjà fait de très bons progrès !

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